L’impression 3D et l’architecture.

architecte 3d printLes architectes travaillent sur des projets qu’ils imaginent et dessinent afin de les conceptualiser.  Afin de mieux visualiser leurs futures réalisations et pour les présenter, ils ont besoin d’un modèle physique et réel.

Qu’il s’agisse des plans d’une ville, d’un bâtiment ou d’une maison, il est plus facile de se projeter quand il est possible de voir le rendu final.

Jusqu’à présent ils faisaient appel à des maquettistes ou plus récemment à de la modélisation  en trois dimensions grâce à des logiciel de CAO. *

Très souvent,  ils doivent respecter des délais qu’il est parfois dur de tenir.

L’arrivée de l’impression 3D met un terme à ce problème de timing.

En effet, la création d’une maquette d’architecture traditionnelle  demande 4 fois plus de temps  que son   impression à partir d’un fichier déjà modélisé.

Un autre atout non négligeable est l’économie réalisée. Imprimer son projet en 3D est beaucoup moins coûteux  que de le réaliser par le procédé traditionnel.

Le fait de pouvoir matérialiser une maison  permet au client ou au prospect de se rendre compte des volumes et de pouvoir se projeter avec plus de facilité. Il pourra ainsi valider plus rapidement la réalisation. Un gain de temps considérable.

Les imprimantes 3D révolutionnent  littéralement le secteur de l’architecture.

Des performances d’impression  plus spectaculaires les unes que les autres  se multiplient aux quatre coins du monde. En Chine, par exemple  une imprimante géante a réussi à fabriquer 10 maisons de 200m² chacune et tout cela dans un délai de 24h.

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L’impression 3D s’invite dans l’enseignement

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L’utilité de l’impression 3D n’est plus à démontrer. Ses champs d’application sont larges.

De nombreux domaines tels que le domaine médical, l’aéronautique, l’art ou encore l’automobile ont depuis longtemps compris son potentiel.

Cette technique permettant d’imprimer un objet par dépôt de matière couche par couche à partir d’un fichier CAO a investi les entreprises, les Fablab mais aussi les foyers.

Mais qu’en est-il des écoles ?

En Chine, le gouvernement a pris la décision d’équiper 400 000 écoles d’imprimantes 3D dans les deux prochaines années, et en Grande Bretagne, 21 écoles ont été équipées d’une imprimante 3D entre 2012 et 2013.

Non seulement l’impression 3D permet de sensibiliser le jeune public à une technologie qui va fortement se développer dans les prochaines années, mais cela leur permet également d’aborder les matières enseignées selon une toute nouvelle approche.

En effet, une imprimante 3D permet de donner une autre dimension à l’enseignement.

Dans le cadre des matières scientifiques, notamment la biologie et la  chimie, les élèves peuvent grâce à l’impression 3D passer de la théorie physique à la mise en pratique. En mathématiques, ils peuvent mieux visualiser certaines figures géométriques en trois dimensions, et ainsi mieux les comprendre. En ce qui concerne les matières artistiques comme l’art plastique, les possibilités qu’offre cette technologie sont infinies. Elle permet de stimuler la créativité.

Grâce à ce nouvel outil pédagogique, les cours prennent du relief et deviennent beaucoup plus ludiques et attractifs pour les élèves.

En France, l’impression 3D fait timidement son apparition dans l’enseignement. Les collèges commencent à s’équiper, notamment pour leurs cours de technologie.

La révolution 3D est en marche. Il est important que la jeune génération puisse s’approprier et acquérir les connaissances pour maitriser l’impression 3D.

Revue de presse du 14 août 2015

Un nez imprimé en 16 minutes

iTélé – le 14 août 2015

Impression 3D : un nez imprimé en seulement 16 minutes – Le 14/08/2015 à 7:00

 

En suisse, des chercheurs ont imprimé un nez à base de cartilage humain en seulement 16 minutes. Cette technologie permet de remplacer les implants actuels en silicone, pour lesquels les risques de rejet sont importants. Conçu à base de polymères et de cartilage, le greffon est le fruit d’une modélisation informatique et d’une impression de matière vitale cellulaire couche après couche selon des données numériques précises. Reste que le coût de fabrication de ce greffon est élevé. Quant à envisager l’impression 3D d’organes vivants, ce n’est pas pour tout de suite ! Les organes sont éminemment plus complexes à imprimer que le cartilage à cause de leur besoin en irrigation sanguine.

 

 

Le premier médicament imprimé en 3D sera commercialisé en 2016

Imprimer en 3D.net – le 14 août 2015

Même composition mais procédé de fabrication différent, la FDA a autorisé le laboratoire américain Aprecia à commercialiser le médicament Spritam (contre les crises d’épilepsie) sous sa forme imprimée en 3D.

L’imprimante dépose la substance active couche à après couche afin de constituer le comprimé, qui auparavant était compressé.

Outre l’exploit technique, le résultat obtenu est un comprimé encore plus poreux qui se dissout dans l’eau en un temps record : seulement 4 secondes !

Sur le long terme, ce nouveau procédé de fabrication (breveté par Aprecia) pourrait permettre de personnaliser la composition des médicaments en fonction de chaque patient afin de délivrer des traitements totalement efficaces et adaptés.